Suissia Health
Notre charte · le nécessaire d’abord

Le nécessaire, jamais le superflu

Une charte n’a de valeur que par les renoncements qu’elle implique. Voici les nôtres. Nous avons choisi de privilégier ce qui est médicalement nécessaire et de ne plus adresser nos clients, à nos partenaires, pour des interventions qui pourraient leur nuire — fussent-elles parmi les plus demandées et les plus rémunératrices.

Pourquoi cette charte

Accompagner une décision de soin, pas vendre un acte

Le tourisme médical s’est construit, pour une part, sur une promesse trouble : transformer un désir en intervention, le plus vite et le moins cher possible. Or les actes les plus rémunérateurs y sont souvent les moins nécessaires, et parfois les plus risqués. Nous avons choisi l’inverse.

Suissia n’est pas un intermédiaire qui place des patients comme on écoule un produit. Notre métier est d’accompagner une décision de soin — et une décision de soin suppose qu’il y ait, d’abord, quelque chose à soigner.

Notre obligation est une obligation de moyens, jamais de résultat ; et le premier de ces moyens est le discernement. Savoir refuser, différer, réorienter : c’est précisément ce que vous êtes en droit d’attendre d’un facilitateur digne de ce nom. Cette charte énonce ce principe et les limites que nous nous imposons. Elle nous engage autant qu’elle vous protège.

Notre première fidélité va à votre santé, pas à un acte. Tout ce qui n’est pas nécessaire, ou dont le risque excède le bénéfice, ne franchira pas notre porte.

Charte d’adressage de Suissia SA — « d’abord, ne pas nuire ».

Le principe directeur

Trois questions, avant toute démarche

Avant d’organiser quoi que ce soit, nous interrogeons chaque projet à l’aune de trois repères. Si l’un d’eux n’est pas satisfait, nous ne poursuivons pas.

i.

La nécessité

Le geste répond-il à un besoin réel — fonctionnel, médical, parfois psychologique lorsqu’il est sérieusement établi ? Un soin ne se confond pas avec un désir d’apparence entretenu par la publicité.

ii.

La proportion

Le bénéfice attendu justifie-t-il le risque encouru ? Plus un geste est invasif ou irréversible, plus l’indication doit être solide. On ne sacrifie pas un tissu sain pour un gain marginal.

iii.

Le suivi

L’accompagnement est-il assuré au-delà de l’intervention ? Un soin ne s’arrête pas à la table d’opération. Sans garantie de suivi, en Suisse autant que possible, nous n’engageons rien.

Nos lignes rouges

Ce que nous refusons d’organiser

Ces exemples ne sont pas exhaustifs, mais ils disent l’esprit de notre engagement : aucun bénéfice esthétique ou commercial ne justifie de prendre, ou de faire prendre, un risque disproportionné.

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Soins dentaires

Sacrifier des dents saines pour la teinte

Une personne dont les dents sont saines et correctement alignées ne sera jamais adressée, par nous, pour faire limer un émail intact afin d’y poser facettes ou couronnes dans le seul but d’en changer la couleur. Tailler une dent vivante est un geste définitif : on retire une matière qui ne repousse pas et l’on fragilise une dent que rien ne menaçait. Le désir d’un sourire plus blanc ne justifie pas ce prix biologique — d’autres voies, réversibles, existent, et nous en parlons.

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Chirurgie de l’obésité

Une chirurgie bariatrique sans cadre médical

L’obésité est une maladie chronique, et sa chirurgie une intervention lourde, qui modifie durablement le corps et la vie. Nous n’organisons aucun acte bariatrique sans avis médical détaillé, sans bilan préalable sérieux et sans garantie d’un suivi assuré en Suisse — diététique, médical et psychologique — dans la durée. Un parcours sans suivi n’est pas un soin : c’est un abandon programmé.

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Dispositifs gastriques

Un ballon gastrique pour quelques kilos

Un ballon gastrique, comme tout dispositif introduit dans le corps, comporte des risques et des contraintes. Le proposer pour une perte de deux ou trois kilos, qui relève de l’hygiène de vie et d’un accompagnement adapté, est manifestement disproportionné. Nous déclinons ces demandes.

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Chirurgie esthétique

Un geste dont le risque l’emporte sur le bénéfice

La chirurgie esthétique peut réparer, apaiser, réconcilier une personne avec son image, et nous le respectons. Mais elle obéit aux mêmes critères : un bénéfice réel et durable, mis en regard d’un risque mesuré et accepté en connaissance de cause. Lorsque le risque l’emporte sur le bénéfice, ou que la demande répond à une attente que nul geste ne comblera, nous préférons le dire.

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Ophtalmologie

Toucher à un œil sain pour en changer la couleur

Modifier la couleur des yeux — par implant d’iris ou kératopigmentation cosmétique — expose une vision parfaitement fonctionnelle à des complications graves : inflammations, hypertension oculaire, glaucome, atteinte de la vue. Aucun motif esthétique ne justifie un tel risque. Nous n’organisons pas ces interventions.

Nos conditions

Ce que nous exigeons avant d’accompagner

À l’inverse de nos lignes rouges, voici les repères qui rendent, à nos yeux, un accompagnement légitime.

  • Une indication réelle, médicalement ou fonctionnellement fondée — et non un désir d’apparence au prix d’un risque évitable.
  • Un avis médical détaillé, et une évaluation préalable lorsque la situation l’exige.
  • Une garantie de suivi, en Suisse autant que possible, avant comme après le geste.
  • La proportion entre l’acte, ses risques et le bénéfice attendu, avec une vigilance accrue sur tout ce qui est irréversible.
  • Le temps de la réflexion : nous préférons différer un projet, voire y renoncer, plutôt que de le précipiter.
En pratique

Comment nous appliquons cette charte

Cet engagement n’est pas décoratif. Il se traduit par des gestes concrets, à chaque étape du parcours.

i

Nous écoutons et vérifions

Nous prenons le temps de comprendre votre projet et, si nécessaire, demandons un avis médical avant toute démarche auprès d’un partenaire.

ii

Nous pouvons dire non

Nous déclinons un dossier, ou l’interrompons à n’importe quel stade, si les conditions de cette charte ne sont pas réunies — au besoin contre le souhait exprimé.

iii

Nous réorientons

Lorsqu’un projet ne relève pas de nos partenaires, nous le disons et orientons vers un praticien, en Suisse ou ailleurs, plutôt que de forcer une solution.

En somme

Nous ne vendons pas des interventions : nous accompagnons des décisions de soin. Refuser, ici, n’est pas un manque — c’est la part la plus exigeante de notre métier, et notre manière de mériter votre confiance.

Portée de cette charte. Elle exprime la politique d’adressage de Suissia SA et l’esprit dans lequel nous exerçons notre rôle de facilitateur. Elle ne constitue pas un avis médical : l’indication, la décision et la réalisation d’un soin relèvent toujours d’un professionnel de santé. Suissia informe, oriente et coordonne ; elle ne pose aucun diagnostic et ne se substitue jamais au corps médical.